Abonnement aux flux: Articles | Comments

Le Café littéraire de François Alquier

Commentaires fermés sur Le Café littéraire de François Alquier

FA

LE CAFÉ LITTÉRAIRE

DE FRANÇOIS ALQUIER

 

François ALQUIER (alias Mandor),
journaliste et animateur
(Actu Fnac, Addiction, CD’Aujourd’hui sur France 2 …)

 

SAMEDI 11 AVRIL 2015 / De 15h à 17h
DIMANCHE 12 AVRIL 2015 / De 15h à 17h
Centre culturel Saint-Ayoul, Provins
10, rue du Général Delort, Provins
Gratuit / Sur réservation : reservations@salondulivreprovins.fr

 

François ALQUIER reçoit sept écrivains
autour de leur dernier roman :

 

► SAMEDI 11 AVRIL 2015

 

15hKaoutar HARCHI

pour A l’origine notre père obscur (Actes Sud)

15h30Wilfried N’SONDÉ pour Berlinoise (Actes Sud)

16hPauline DREYFUS pour Ce sont des choses qui arrivent (Grasset)

16h30 Carmen BRAMLY pour Hard de vivre (JC Lattès)

 

► DIMANCHE 12 AVRIL 2015

 

15hBertrand GUILLOT

pour Sous les couvertures (Rue Fromentin)

15h30Carole ZALBERG pour Feu pour feu (Actes Sud)

16h30Claire FERCAK pour Histoires naturelles de l’oubli (Verticales)

 

 

KHKaoutar HARCHI

Kaoutar Harchi, écrivaine, est née à Strasbourg. Elle est l’auteure de trois romans, « Zone Cinglée » (Sarbacane, 2009), « L’Ampleur du saccage » (Actes Sud, 2011 – Babel, 2015) et « A l’origine notre père obscur » (Actes Sud, 2014). Kaoutar Harchi vit à Paris.

> A l’origine notre père obscur (éd. Actes Sud, 2014)

Enfermée depuis son plus jeune âge dans la « maison des femmes », une bâtisse ceinte de hauts murs de pierre où maris, frères et pères mettent à l’isolement épouses, soeurs et filles coupables – ou soupçonnées – d’avoir failli à la loi patriarcale, prise en otage par les mystères qui entourent tant de douleur en un même lieu rassemblée, une enfant a grandi en témoin impuissant de l’inéluctable aliénation de sa mère qu’un infini désespoir n’a cessé d’éloigner d’elle.

Menacée de dévoration par une communauté de souffrance, meurtrie par l’insondable indifférence de sa génitrice, mais toujours aimante, l’abandonnée tente de rejoindre enfin ce « père obscur » dont elle a rêvé en secret sa vie durant. Mais dans la pénombre de la demeure du père, où sévit le clan, la guette un nouveau cauchemar où l’effrayant visage de l’oppression le dispute aux monstrueux délires de la névrose familiale dont il lui faudra s’émanciper pour découvrir le sentiment d’amour.

Entre cris et chuchotements, de portes closes en périlleux silences, Kaoutar Harchi écrit à l’encre de la tragédie et de la compassion la fable aussi cruelle qu’universelle de qui s’attache à conjurer les legs toxiques du passé pour s’inventer, loin des clôtures disciplinaires érigées par le groupe, un ailleurs de lumière, corps et âme habitable.

 

WNSWilfried N’SONDÉ

Wilfried N’Sondé vit à Berlin. Il est l’auteur de quatre romans chez Actes Sud : le très remarqué « Le Cœur des enfants léopards » (2007, prix des Cinq Continents de la francophonie et prix Senghor de la création littéraire), « Le Silence des esprits » (2010), « Fleur de béton » (2012) et « Berlinoise » (2015).

> Berlinoise (éd. Actes Sud, 2015)

30 décembre 1989. Stan et Pascal arrivent à Berlin pour y passer le réveillon. Au pied du mur, que Berlinois et visiteurs sont occupés à détruire dans la liesse générale, ils rencontrent une fille à la peau brune et aux yeux vairons, Maya, qui subjugue immédiatement Stan. Déjà installés tous deux dans des vies grises malgré leur âge, Stan et Pascal sont conquis par la ferveur d’un peuple vivant une formidable réconciliation nationale. Ils décident de rester dans cette ville où tout paraît possible.

Texte solaire et sensuel, Berlinoise est un hymne au désordre, à la poésie des corps, à l’ardeur et à la candeur, dans lequel Maya la femme et Berlin la ville sont comme deux incarnations jumelles de l’utopie. Porté par un air de blues qui raconterait l’apprentissage de la désillusion, ce roman d’une éducation politique et sentimentale compose tout à la fois une déclaration d’amour et une lettre d’adieu à la folle jeunesse.

Plus lourde de sens qu’une page qui se tourne dans un livre d’histoire, pour moi, la chute du mur de Berlin a été avant tout une extraordinaire expérience émotionnelle, de celles qui réorientent des trajectoires de vie.

Ces aspects méconnus de la révolution de novembre 1989, la puissance de son impact sur les destins individuels à l’ombre de la grande Histoire, je tenais à en faire part dans un texte où la fiction se mêlerait aux faits historiques. Une plongée dans l’intériorité de personnages pris dans des bouleversements politiques, un témoignage de leurs fragiles équilibres, de leurs aspirations et de leurs doutes. Une oscillation entre les espoirs et les désillusions qui ont animé des femmes et des hommes portés par l’onde de choc qu’a connue Berlin il y a vingt-cinq ans.

Il m’importait de retourner à la période inédite et riche qui a suivi ce fait majeur de la fin du XXe siècle. Comme on ravive un souvenir, j’ai voulu écrire la chronique du naufrage d’un mirage collectif, celui de l’avènement d’un monde meilleur, tout en rappelant que les événements qui se sont produits dans la capitale allemande ont été un formidable prétexte aux rêves de liberté absolue de l’âme et du corps, à l’insouciance et à l’envie de jouir de l’existence sans retenue.” Wilfried N’SONDÉ

 

PDRPauline DREYFUS

Pauline Dreyfus est née en 1969. Elle est l’auteur de « Immortel, enfin » (éd. Grasset, 2012, prix des Deux-Magots). « Ce sont des choses qui arrivent » est son deuxième roman, il a figuré parmi les romans sélectionnés pour les Prix Goncourt, Goncourt des lycéens et Interallié 2014.

> Ce sont des choses qui arrivent (éd. Grasset, 2014)

1945. Saint-Pierre-de-Chaillot, l’une des paroisses les plus huppées de Paris. Toute l’aristocratie, beaucoup de la politique et pas mal de l’art français se pressent pour enterrer la duchesse de Sorrente. Cette femme si élégante a traversé la guerre d’une bien étrange façon. Elle portait en elle un secret. Les gens du monde l’ont partagé en silence. «Ce sont des choses qui arrivent», a-t-on murmuré avec indulgence.

Revoici donc la guerre, la Seconde Guerre mondiale, la guerre de Natalie de Sorrente. À l’heure où la filiation décide du sort de tant d’êtres humains, comment cette femme frivole va-t-elle affronter la révélation de ses origines ?

Les affaires de famille, ce sont des choses qu’on tait. La littérature, ce sont des choses qu’on raconte. Dans ce roman où l’ironie est à la mesure du fracas des temps, Pauline Dreyfus révèle une partie du drame français.

 

CBCarmen BRAMLY

Carmen Bramly est née à Paris en 1995, elle a étudié en hypokhâgne et en khâgne au Lycée Fénelon, avant de s’orienter vers l’étude de la littérature et de la civilisation anglaise à Paris Diderot. Elève studieuse, nageuse assidue, et fêtarde devant l’éternel, elle signe avec « Hard de vivre » (éd. JC Lattès, 2015) son troisième roman. Elle a déjà publié « Pastel Fauve » en 2010 et « Superfragilibus » en 2011, tous deux aux éditions JC Lattès également.

> Hard de vivre (éd. JC Lattès, 2015)

Ils sont six. Entre seize et vingt-deux ans. Sophie, la petite métisse, n’a jamais rencontré sa mère. Le beau Johannes est en 2e année de psycho. Fils de concierge, Pop le Portugais travaille à un roman sur l’ordinateur de la bibliothèque, plutôt que de réviser son bac. Et il y a Bethsabée. Et Thomas et Henri.

Lors d’une fête, une jeune inconnue coiffée d’une perruque arc-en-ciel meurt d’une overdose sous leurs yeux.

C’est une façon terrible de devenir amis. C’est une façon horrible d’entrer dans l’âge adulte.

Hard de vivre dessine la trajectoire d’une jeunesse traversée par des errances, des épreuves, mais aussi un fol appétit de vivre.

 

BGBertrand GUILLOT

Entre roman et conte iconoclaste, Sous les couvertures, quatrième livre de Bertrand Guillot, est une merveille d’humour et d’originalité. Où l’on découvrira, entre autres, à quoi servent les classiques, en quoi les livres ressemblent à leurs auteurs… et pourquoi, à l’habit des académiciens, on a ajouté une épée.

> Sous les couvertures (éd. Rue Fromentin, 2014)

Un samedi soir, une librairie de quartier. Comme toutes les nuits, sitôt le rideau tombé, les livres s’éveillent et se racontent leurs histoires… Mais ce soir, l’heure est grave : les nouveautés viennent d’arriver, et les romans du fond de la librairie n’ont plus que quelques jours pour trouver un lecteur ! Pour sortir par la grande porte, il leur faudra s’unir et prendre la place des best-sellers solidement empilés près de la caisse. Autant dire qu’ils n’ont pratiquement aucune chance…

 

CZCarole ZALBERG

Née en 1965, Carole Zalberg vit à Paris. Romancière et poète, elle anime des ateliers d’écriture en milieu scolaire et des rencontres littéraires. Son roman, « À défaut d’Amérique » (éd. Actes Sud, 2010) a reçu le prix du Roman métis des lycéens 2012.

> Feu pour feu (éd. Actes Sud, 2014)

« un endroit où aller »

Feu pour feu

Je couvre, en te parlant, lentre-deux – mort/vie, lieu noir/lieu blanc, hier/demain – où nous allons des jours durant, suspendus comme viande dans un temps qui n’est pas fait pour être vécu mais franchi, respiration réduite au plus mince filet, rêves bridés, métabolisme à l’économie, et je t’emporte, ma valeureuse, emmaillotée dans les mots du pays que nous tentons de fuir.

 

CFEClaire FERCAK

Claire Fercak, née en 1982, vit et travaille à Paris. Elle est l’auteur de plusieurs livres dont un premier roman, « Rideau de verre » (éd. Verticales, 2007).

> Histoires naturelles de l’oubli (éd. VerticalesJC Lattès, 2015)

« Je te vois dans le foyer, la superette, la salle de réunion, le bar-tabac, le couloir, le lit, la cuisine, la chambre, tes ongles ont jauni. Je te croise, ta barbe a encore poussé, je te vois à la cantine, tes vêtements et chaussures sont de plus en plus sales, je te vois partout. »

Des circonstances accidentelles ont plongé le soigneur de ménagerie Odradek et La bibliothécaire Suzanne dans un état d’amnésie partielle, sinon un désir vital de se déprendre de leur passé. Rien ne les destinait à se rencontrer jamais. Et pourtant, au hasard de leur métamorphose, ces deux voix alternées esquissent de subtils échos, suivent à la trace des obsessions complémentaires, avant de s’oublier ensemble, au-delà des promesses de l’humaine normalité.