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Lecture-rencontre | Boualem Sansal et Maud Rayer

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BS2

BOUALEM SANSAL
& MAUD RAYER

 

« Le train d’Erlingen »
de Boualem Sansal

 

lecture et rencontre

 

Écrivain sans concession,
Boualem Sansal s’est imposé
comme une des voix majeures
de la littérature contemporaine

 

l’association encres vives vous invite à cet évènement :

JEUDI 15 NOVEMBRE 2018 / 20h30
Petit Théâtre – Centre culturel Saint-Ayoul
10, rue du Général Delort 77160 Provins

Gratuit / Sur réservation (en envoyant un mail à) :
reservations@salondulivreprovins.fr

 

avec

BOUALEM SANSAL
écrivain algérien francophone
romancier et essayiste
Grand Prix de la francophonie
de l’Académie française 2013
Grand Prix du roman
de l’Académie française 2015

et

MAUD RAYER
comédienne

 

Quelques extraits du roman de Boualem Sansal « Le train d’Erlingen ou La métamorphose de Dieu » (éd. Gallimard, 2018) seront lus par la comédienne Maud Rayer.

À l’issue de ces lectures, un entretien permettra au public d’échanger avec l’écrivain.

 

 

BoualemSansal03Boualem Sansal – Écrivain algérien francophone, Boualem Sansal est né en 1949 à Theniet El Had, petit village des monts de l’Ouarsenis. Il a été enseignant, consultant, chef d’entreprise et haut fonctionnaire au Ministère de l’Industrie à Alger. Romancier et essayiste, son œuvre a été récompensée par de nombreux et prestigieux prix littéraires, en France et à l’étranger. Il a notamment reçu le Prix de la Paix des libraires allemands en 2011, le Grand Prix de la Francophonie de l’Académie française en 2013 et le Grand Prix du roman de l’Académie française en 2015 pour « 2084, La fin du monde » (éd. Gallimard). Censuré dans son pays d’origine, à cause de sa position très critique vis-à-vis du pouvoir en place, il vit néanmoins toujours à Boumerdès, près d’Alger. Il considère en effet, que son pays a besoin des artistes pour ouvrir la voie à la paix et à la démocratie.

À lire : Boualem Sansal, Le serment des barbares : roman, Gallimard, 1999 / L’enfant fou de l’arbre creux : roman, Gallimard, 2000 / Dis-moi le paradis : roman, Gallimard, 2003 / Harraga : roman, Gallimard, 2005 / Poste restante, Alger, lettre de colère et d’espoir à mes compatriotes : essai, Gallimard, 2006 / Petit éloge de la mémoire, quatre mille et une années de nostalgie : essai, Gallimard, 2007 / Le Village de l’Allemand ou Le Journal des frères Schiller : roman, Gallimard, 2008 / Rue Darwin : roman, Gallimard, 2011 / Gouverner au nom d’Allah, islamisation et soif de pouvoir dans le monde arabe : essai, Gallimard, 2013 / 2084, La fin du monde : roman, Gallimard, Grand Prix du roman de l’Académie française 2015 / Le train d’Erlingen ou La métamorphose de Dieu : roman, Gallimard, 2018.

BoualemSansal04« Le train d’Erlingen ou La métamorphose de Dieu » : roman (éd. Gallimard, 2018) de Boualem Sansal – « Je plaisante, je plaisante, mais la situation est affreusement désespérée. (…) L’affaire était louche dès le début pourtant, l’ennemi n’est pas tombé du ciel, il sortait bien de quelque trou, verdammt, un enfant l’aurait compris. Quand avons-nous cessé d’être intelligents ou simplement attentifs ? ». Ute von Ebert, dernière héritière d’un puissant empire industriel, habite à Erlingen, fief cossu de la haute bourgeoisie allemande. Sa fille Hannah, vingt-six ans, vit à Londres. Dans des lettres au ton très libre et souvent sarcastique, Ute raconte à sa fille la vie dans Erlingen assiégée par un ennemi dont on ignore à peu près tout et qu’elle appelle « les Serviteurs », car ils ont décidé de faire de la soumission à leur dieu la loi unique de l’humanité. La population attend fiévreusement un train qui doit l’évacuer. Mais le train du salut n’arrive pas. Et si cette histoire était le fruit d’un esprit fantasque et inquiet, qui observe les ravages de la propagation d’une foi sectaire dans les démocraties fatiguées ? Comme dans son précédent roman « 2084, La fin du monde » (éd. Gallimard, Grand Prix du roman de l’Académie française 2015), Boualem Sansal décrit la mainmise de l’extrémisme religieux sur les zones fragiles de nos sociétés, favorisée par la lâcheté ou l’aveuglement des dirigeants.

 

 

BoualemSansal05Maud Rayer – Maud Rayer a été formée à l’École Périmony (Paris). Elle joue dans de nombreuses pièces de théâtre depuis les années 1960, notamment dans « Crime et Châtiment » de Feodor Dostoïevski, mise en scène d’André Barsacq (Théâtre de l’Atelier, 1972), « A.A » d’Arthur Adamov, mise en scène de Roger Planchon (TNP, 1974), « Jacques ou la soumission » d’Eugène Ionesco, mise en scène de Lucian Pintillié (Théâtre de la Ville, 1976) ou « L’Illusion comique » de Pierre Corneille, mise en scène de Giorgio Strehler (Théâtre de l’Odéon, 1985), « Heldenplatz » de Thomas Bernhardt, mise en scène de Jorge Lavelli (Théâtre de la Colline, 1991). Elle a été dirigée par de nombreux metteurs en scène tels que Jean Anouilh, Georges Wilson, Dominique Lurcel, Georges Werler, Hervé Dubourjal, Gilles Chavassieux, Vincent Dussart, Jean-Luc Lagarce… Plus récemment, Maud Rayer joue dans « Vania » d’Anton Tchekhov, mise en scène d’Eric Lascarade (Théâtre de la Ville, 2014) et « Mesure de nos jours » de Charlotte Delbo, mise en scène de Claude-Alice Peyrottes (Théâtre de l’Épée de bois, 2016). Au cinéma, elle interprète de nombreux rôles sous la direction de Jacques Demy dans « Peau d’Ane » (1970), Jean-Louis Bertucelli dans « Paulina 1880 » (1972), Michel Drach dans « Le Pull-over rouge » (1979), Claude Goretta dans « La Provinciale » (1981), Claude Chabrol dans « Le Sang des autres » (1983), Gilles Béhat dans « Rue Barbare » (1985), Jeannot Szwarc dans « Murders in the rue Morgue » (1987), Jean-Pierre Jeunet dans « Un long dimanche de fiançailles » (2005) et Jean-Pierre Denis dans « Ici-Bas » (2010)… A la télévision, de 1969 à aujourd’hui, elle joue dans différents longs métrages notamment sous la direction de Caroline Huppert, Nina Companez, Claude Santelli, Nicolas Gessner, Pierre Cardinal, Bernard Férié, Liliane De Kermadec, Paul Seban, Jean-Pierre Marchand, Pierre Badel, Marcel Camus ou Marcel Cravenne… Depuis 1968, Maud Rayer participe de façon régulière, à différentes émissions radiophoniques (fictions, lectures, poésie) sur France Culture et sur France Inter.

 

Lecture : « Le train d’Erlingen ou La métamorphose de Dieu » / conception et montage des textes : Nadine Eghels / coproduction : Encres vives – Textes & Voix.