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Rencontres littéraires – Philippe Besson, Tobie Nathan, Daniel Conrod et Hélène Gestern

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RENCONTRES AVEC LES ÉCRIVAINS :
Philippe Besson, Tobie Nathan,
Daniel Conrod et Hélène Gestern

 

l’association encres vives vous invite à ces rencontres :

SAMEDI 2 AVRIL 2016 / De 14h30 à 17h00
Centre culturel Saint-Ayoul
10, rue du Général Delort 77160 Provins

Gratuit / Sur réservation (en envoyant un mail à) :
reservations@salondulivreprovins.fr

 

Philippe LEFAIT, journaliste et animateur à France Télévisions
reçoit quatre écrivains autour de leur dernier roman :

 

À 14h30 – Philippe BESSON

15h00 – Hélène GESTERN

16h00 – Tobie NATHAN

16h30 – Daniel CONROD


 

 

Philippe BESSON

Depuis « Son frère », paru en 2001 et adapté par le réalisateur Patrice Chéreau, Philippe Besson a publié, entre autres, « En l’absence des hommes », « L’Arrière-saison », « Une bonne raison de se tuer », « La Maison atlantique » et « Vivre vite », et est devenu un des auteurs incontournables de sa génération. S’affirmant aussi comme un scénariste original et très personnel, il a signé le scénario de « Mourir d’aimer » (2009), interprété par Muriel Robin, de « La Mauvaise Rencontre » (2010) avec Jeanne Moreau, du « Raspoutine » de Josée Dayan interprété par Gérard Depardieu, et de « Nos retrouvailles » (2012) avec Fanny Ardant et Charles Berling. « Un homme accidentel » sera prochainement adapté au cinéma. « Un tango en bord de mer », sa première pièce en tant que dramaturge, a été jouée à Paris à l’automne 2014 et publiée parallèlement chez Julliard puis reprise à l’automne 2015 au Théâtre du Petit Montparnasse.

> Les passants de Lisbonne (éd. Julliard, 2016)

Elle a perdu son mari dans le terrible tremblement de terre de San Francisco, celui que tout le monde redoutait et qui a fini par avoir lieu, semant la mort et la désolation. Lui, son grand amour l’a quitté, tirant un trait définitif sur leur histoire, leur complicité unique, leur inoubliable passion charnelle. Tous deux sont venus noyer à Lisbonne un désespoir qu’ils pensent incurable, précisément dans cette ville, la plus nostalgique qui soit, dont chaque recoin témoigne d’un âge d’or révolu. Hantés chacun par la perte du seul être qui comptait pour eux, ils s’apprêtent avec résignation à ne plus connaître qu’errance et solitude. Pourtant cette femme et cet homme que rien n’aurait dû rapprocher, se rencontrent par hasard dans le hall de cet hôtel désuet où ils ont échoué. Mais comment s’intéresser de nouveau aux vivants qui les entourent ? Comment réapprendre à parler ? Étrangers l’un à l’autre, comme dans la ville où ils se trouvent, handicapés par leur chagrin au point d’être parfois maladroits ou cruels, ils vont au fil de déambulations et de conversations de plus en plus intimes, redécouvrir la chaleur humaine, s’épauler l’un l’autre, panser leurs blessures, et se remettre d’aplomb pour parvenir enfin à renouer avec la vie. Décrivant à la perfection le charme renversant de Lisbonne, sa chaleur estivale, sa splendeur fanée dominant l’embouchure d’un fleuve qui offre une ouverture grandiose sur l’océan, empli de cette saudade qui imprègne chacune de ses ruelles tortueuses, Philippe Besson met en scène une rencontre insolite qui ne relève ni de l’amour ni du sexe, ni même de l’amitié au sens habituel du terme. Son écriture, d’une sobriété à la mesure des sentiments pudiques et profonds qui traversent ses personnages, dessine les contours d’une méditation douloureuse sur le deuil et l’écoulement du temps, sur les différents visages de la disparition, mais aussi sur la force du compagnonnage, et l’étincelle qu’il faut savoir raviver quand la dévastation semble avoir emporté la partie.

 

Tobie NATHAN

Ethnopsychiatre, disciple de Georges Devereux, professeur de psychologie, quelque temps diplomate, Tobie Nathan est également essayiste et romancier. Il a publié, entre autres, « La nouvelle interprétation des rêves » (éd. Odile Jacob, 2011) et « Ethno-roman » (éd. Grasset), Prix Femina de l’essai 2012.

> Ce pays qui te ressemble (éd. Stock, 2015) finaliste du Prix Goncourt 2015

C’est dans le ghetto juif du Caire que naît, contre toute attente, d’une jeune mère flamboyante et d’un père aveugle, Zohar l’insoumis. Et voici que sa soeur de lait, Masreya, issue de la fange du Delta, danseuse aux ruses d’enchanteresse, le conduit aux portes du pouvoir. Voici aussi les mendiants et les orgueilleux, les filous et les commères de la ruelle, les pauvres et les nantis, petit peuple qui va roulant, criant, se révoltant, espérant et souffrant.

Cette saga aux couleurs du soleil millénaire dit tout de l’Égypte : grandeur et décadence du roi Farouk, dernier pharaon, despote à l’apparence de prince charmant, adoré de son peuple et paralysé de névroses. Arrivée au pouvoir de Gamal Abdel Nasser en 1952 et expulsion des Juifs. Islamisation de l’Égypte sous la poussée des Frères musulmans, première éruption d’un volcan qui n’en finit pas de rugir… C’est la chute du monde ancien, qui enveloppait magies et sortilèges sous les habits d’Hollywood. La naissance d’un monde moderne, pris entre dieux et diables.

 

Daniel CONROD

Auteur et journaliste indépendant, né en 1952 dans le Jura, vit et travaille à Paris depuis 1973. Longtemps iconographe et documentaliste (Groupe Bayard Presse, Le Monde, Télérama…), il commence tardivement à Télérama, une deuxième carrière de journaliste culturel, principalement d’abord comme critique de danse, puis comme grand reporter culturel, puis comme rédacteur en chef adjoint chargé de la Culture. Il quitte Télérama en mai 2011 dans le cadre d’une clause de cession. Depuis cette date, il poursuis sous des formes et à des titres différents des travaux et recherches à la fois comme artiste/journaliste indépendant (collaborations diverses avec des institutions culturelles…) et comme auteur.

> L’atelier des morts (éd. Buchet Chastel, 2015)

Marie ma mère, écoute ce qui surgit. Il n’y a pas d’image s’il n’y a pas de corps. Pas de corps s’il n’y a pas de mots. Pas de mots s’il n’y a pas de voix. Pas de voix s’il n’y a pas de souffle. Il peut arriver qu’il faille ré-ensevelir ses propres morts. Car il y a des morts négligés, comme il y a des individus négligés, qui souffrent au-dedans de nous et nous font souffrir en retour. L’Atelier des morts, admirable tombeau, raconte une famille française : ses secrets, ses hontes, ses douleurs. Avec cette oraison funèbre, long poème pour réconcilier les vivants et les morts, l’auteur délivre le passé.

 

Hélène GESTERN

Hélène Gestern est écrivain et enseignante-chercheuse à l’Université, rattachée à un laboratoire spécialisé dans l’étude du lexique. Elle vit et travaille à Nancy. Elle est l’auteur de « Eux sur la photo » (2011), « La Part du feu » (2013) et « Portrait d’après blessure » (2014), tous publiés chez Arléa. « Eux sur la photo », son premier roman, s’est vendu à plus de 50.000 exemplaires. Le livre a été traduit dans plusieurs langues dont l’anglais et l’italien.

> Portrait d’après blessure (éd. Arléa, 2014)

Il s’appelle Olivier, elle s’appelle Héloïse. Ils vont déjeuner, mais la rame de métro dans laquelle ils sont montés est gravement endommagée par une explosion. Restera de cet accident des corps meurtris, un sentiment brisé et une photo de leur évacuation, si violente et si impudique qu’elle va tout faire trembler autour d’eux. Ils n’auront qu’une obsession : réparer les dégâts que cette image aura causés dans leurs vies. Portrait d’après blessure raconte l’histoire de deux êtres aux prises avec le pouvoir des photographies, qu’elles parlent la langue de la dignité ou celle du désastre.